Accueil Activités Bocage Programme de réhabilitation
PDF Imprimer Envoyer

10 années d’expérience aux côtés des agriculteurs

Ce sont plus de 220 km de bocage qui ont été reconstitués depuis 2000 par le SMEGA (SMCG/GOËL’EAUX jusqu’en 2008), auxquels il faut ajouter plus de 50km reconstitués par le Conseil Général des Côtes d’Armor dans le cadre de réaménagements fonciers. De son côté, la mairie de Plérin avait implanté plus de 5km par la Mairie de Plérin et la CDC de Lanvollon environ 3km.

Le SMEGA engage des opérations collectives ou groupées d’amélioration du bocage. L’ensemble des exploitants d’un sous-bassin versant prioritaire ou d’une commune sont ainsi contactés et s’ils acceptent, ils sont ensuite rencontrés afin de discuter de projets cohérents et éviter la dispersion des actions.

Une palette d’actions pour améliorer le fonctionnement du bocage

Le SMEGA propose aux exploitants et aux propriétaires fonciers une diversité d’actions destinées à répondre aux mieux aux contraintes agricoles, tout en améliorant le plus possible les fonctions du bocage.

1 - La réalisation de talus à la charrue forestière

Cette nouvelle technique de construction de petits talus à la charrue forestière, appelé aussi « billons », a été développée depuis 2007 par un entrepreneur agricole et exploitant du Cambout (Côtes d’Armor) – Philippe Rolland.

Il apporte ainsi une alternative très intéressante à la plantation de haies à plat telles qu’elles étaient réalisées lorsque la pente des parcelles était très faible. Jusqu’en 2008, les haies à plat étaient plantées sous bâche. Si cette technique avait pour avantage de permettre une très bonne reprise des plants, avec souvent aucune mortalité, elle avait pour inconvénient d’être peu écologique en laissant dans le sol une quantité non négligeable de plastique.

Outre l’intérêt de permettre la reconstitution d’un bocage plus proche de l’original, la constitution du « billon » évite la préparation du sol qui était pratiquée auparavant avant la plantation qui, dans le cas des haies à plat, devait être réalisée par l’agriculteur.

En outre, cette technique matérialise l’emplacement de la haie et limite la dégradation des racines lors du labour. Enfin, cet espace est plus favorable à la faune sauvage qui y trouve plus facilement refuge que sous les haies à plat.

Ces billons font obligatoirement l’objet de plantation.

2 - La réalisation de talus anti érosif à la pelleteuse

La fonction première du talus dans le fonctionnement hydraulique d’un territoire est de favoriser l’infiltration des eaux de ruissèlements, ralentissant ainsi leur voyage vers la rivière et donc, limitant les problèmes de débits dans les rivières, mais également favorisant le transit par les zones humides potentiellement épuratrice.

Ces barrières naturelles participent également à limiter l’érosion des sols agricoles.

Puisqu’ils sont situés dans des parcelles à pente importante, il est nécessaire de construire un talus suffisamment dense et compact pour résister à des écoulements importants. La pelleteuse est donc l’outil idéal.

Il n’est pas toujours nécessaire de planter ces talus, notamment lorsqu’ils sont adossés à un boisement, le long des vallées par exemple.

3 - Le déplacement d’ouvertures de champs

Le mauvais fonctionnement du rôle anti érosif du bocage tient parfois à une entrée de champ mal placée. Il est en effet primordial que les talus en aval des pentes soient continus pour être réellement efficaces.

Le SMEGA propose donc aux exploitants, lorsque cela est possible sans impacter trop fortement les possibilités de travail des parcelles, de déplacer les entrées de champs.

Dans ce cas, le SMEGA recrée la continuité dans le talus et aménage une brèche située en accord avec l’agriculteur.

4 - La plantation de nouveaux talus et le regarni de talus existant

La haie est un élément fondamental du bocage qui ne peut évidemment se résumer à l’alignement de kilomètres de talus nus, ouvrages qui seraient uniquement destinés à améliorer les fonctions de lutte contre l’érosion des sols agricoles et de régulation des débits dans nos cours d’eau.

La présence de l’arbre dans notre paysage assure au bocage ses rôles favorables à l’agriculture :

  • C’est un brise vent. Il limite donc de l’assèchement des parcelles,
  • amélioration des qualités du sol par l’effet des racines et l’apport de matières organiques,
  • hébergement d’insectes auxiliaires des cultures (pollinisateurs et prédateurs de ravageurs).

Enfin, il convient de rappeler que le bocage est un milieu construit par l’homme et que celui-ci a su replanter chaque fois que cela était nécessaire au cours du temps. Il est donc important aujourd’hui d’inverser la tendance observée depuis la seconde guerre mondiale où les plantations n’étaient plus de mises.

Notre bocage est aujourd’hui vieillissant. Il est urgent de le rajeunir par la création de nouvelles haies, mais également par le regarni de haies anciennes, dont le rajeunissement est un gage de pérennité.

5 - Le dégagement à la débroussailleuse des jeunes haies

La réussite des efforts de plantation dépend entre autre de la limitation de la concurrence entre les plants et la végétation qui se développe autour. De plus, pour une parfaite acceptation par l’exploitant, il est nécessaire de mettre en œuvre des pratiques qui limitent le développement et la dissémination de plantes indésirables en zone agricole.

Le SMEGA s’engage donc à faire réaliser un entretien à la débroussailleuse, une à deux fois par an, de tous les aménagements plantés et cela pendant 3 années.

6 - La taille de formation des jeunes arbres et la structuration des haies

La volonté du SMEGA est de mettre en place avec les exploitants agricoles une relation durable qui passe par un accompagnement à long terme, qui ne se limite donc pas à la création de nouvelles haies.

La pérennité du linéaire, reconstitué depuis 10 ans, passe par des travaux sylvicoles.

Lorsque la haie est âgée de 5 à 20 ans, il est nécessaire que la forme de ses arbres et de ses arbustes soit adapté aux contraintes agricoles et n’engendre pas un entretien trop régulier et trop coûteux. Il s’agit aussi d’un gage pour une meilleure valorisation possible à l’avenir.

Le SMEGA entreprend donc depuis quelques années ses premiers chantiers de taille de formation des haies âgées de 5 à 10 ans.

 


Design par vonfio.de
Copyright © 2018 SMEGA. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.