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Le LeffProblématique locale

Différentes activités, dont l’activité agricole, sont à l’origine de la dégradation de la qualité de l’eau sur différents paramètres : nitrates, pesticides, matières organiques, phosphore… Cette dégradation a en particulier des conséquences sur la production d’eau potable (autorisation de prélèvement de l’eau et niveau de traitement), marées vertes, dégradation des milieux naturels…

Résolution

Pour y remédier, l’Etat et les pouvoirs publics ont mis en place des mesures réglementaires de portées nationale ou régionale. Exemples :

  • Programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole (PMPOA) : mise aux normes des bâtiments et structures de stockage, répartition des effluents d’élevage,
  • Programme de résorption (aides au traitement des excédents de lisier ou fumier),
  • Programmes d’actions Directive Nitrates (raisonnement de la fertilisation, enregistrement des pratiques, couverts végétaux…) et conditionnalité des aides PAC (bandes enherbées, cahier d’enregistrement des traitements phytosanitaires…),
  • Mesures agri-environnementales (contractualisation sur 5 ans suivant le respect d'un cahier des charges),
  • Mesures spécifiques sur les bassins versants à problématique forte (ex : Ic contentieux)

Les exploitants agricoles sont soumis à des contrôles sur ces différents points.

Ces programmes réglementaires présentent des limites : acceptation, compréhension, mise en œuvre, besoin d’accompagnement, efficacité des contrôles…

Politiques locales

Afin d’accompagner la mise en œuvre des politiques nationales réglementaires, les collectivités locales se sont saisies du problème en mettant en place des actions d’accompagnement dans la modification des pratiques culturales (fertilisation et traitements phytosanitaires).

Ces actions sont :

  • réalisées à l’échelle d’un bassin versant (entité hydrographique cohérente),
  • basées sur le volontariat,
  • organisées pour des groupes (actions collectives) : information, formation, démonstrations, promotion de pratiques culturales ayant moins d’impact sur le milieu naturel (désherbage alternatif…),
  • ou en accompagnement individuel (contractualisation entre l’exploitant et la collectivité) : classement des parcelles selon le risque de transfert phytosanitaire, mesure de la quantité d’azote restant dans le sol avant et/ou après la culture afin de limiter les fuites de nitrates vers la nappe ou les cours d’eau, raisonnement de la fertilisation, positionnement de l’exploitation selon ses pratiques phytosanitaires, diagnostic et aménagement du site de stockage des produits phytosanitaires,
  • Recueil d’indicateurs d’évolution des pratiques culturales

Zone d’actions

Le territoire d'action du SMEGA concerne environ 1 600 exploitations agricoles, avec des typologies d’exploitations différentes selon les secteurs :

  • Ic : productions laitières, porcines et de volailles de manière plus marginale,
  • Leff : productions bovines majoritaires à l’amont et porcines et bovines à l’aval,
  • Trieux : productions laitières et de volailles à l’amont, productions laitières et porcines à l’aval,
  • Une frange légumière le long de la côte (coco de Paimpol…).

Fonctionnement

La profession agricole locale est associée à travers différents groupes de travail. Elle dispose également de 11 membres sur 22 au sein du Collège Consultatif du SMEGA.

Le Plan algues vertes en baie de Saint Brieuc

Le Plan Algues Vertes initié par le gouvernement concerne plusieurs bassins versants bretons. Les Baies de Saint Brieuc et de la Lieue de Grêve (Lannion) sont les deux baies pilote de ce plan.

Le SMEGA est concerné par une partie de son périmètre puisque le bassin versant de l’Ic et des ruisseaux côtiers associés sont intégrés à la Baie de Saint Brieuc. Il s’agit ainsi d’environ 200 sièges d’exploitations qui sont concernés pour le SMEGA sur les 1 500 de la baie.

Le projet territorial à « basses fuites d’azote » de la Baie de Saint Brieuc a été validé par la Commission Locale de l’Eau le 24 juin 2011.

Le projet prévoit d’agir sur toutes les causes de fuites d’azote (baisse des excédents, ajustement de la fertilisation, couverts et successions de cultures limitant les fuites,…) et par l’amélioration du pouvoir tampon du milieu.

Les actions visent une baisse globale baie de 2 300 tonnes d’azote annuellement. sur l’ensemble des cours d’eau qui se jettent dans la baie.

Un objectif d’évolutions des pratiques et de modifications de l’utilisation des parcelles agricoles a été fixé pour 20% de la surface agricole utile. Cela se décline par des actions sur les cultures et intercultures, les prairies, les espaces stratégiques (zones humides et parcelles drainées) et l’évolution des systèmes.

Il s’agit notamment en ce qui concerne les cultures et intercultures de :

  • augmenter la part de cultures fourragères pérennes,
  • réduire la part de céréales d’hiver (l’implantation de céréales d’hiver, semées dès l’automne, laisse la terre à nue et sans fixation l’azote présent dans le sol, jusqu’au début du printemps),
  • implanter des couverts plus efficaces entre deux cultures de maïs.

En matière de prairies, le plan prévoit le maintien des surfaces en herbes existantes (en terme de proportion de la surface totale), la suppression des parcelles dites « parking », c'est-à-dire les zones où le bétail est maintenu de manière longue et où la quantité de déjections produites est trop importante par rapport aux capacités d’absorption du sol. Les retournements de prairies en automne sont également proscrits. En effet, une prairie retournée libère une quantité importante d’azote, qui sera lessivé rapidement si le retournement a lieu à l’automne alors qu’il pourra être fixé et valorisé par la culture suivante si le retournement a lieu au printemps.

Le Plan fixe un objectif de reconversion des zones humides cultivées en prairies (3 000 hectares en 2015) et une gestion extensive (peu fertilisée) des prairies en zones humides.

En terme d’évolution des exploitations, le plan se fixe comme objectif la conversion de 115 exploitations vers un système herbager et 30 exploitations vers l’agrobiologie. La surface agricole concernée attendue est de 1 500 hectares.

Des actions sont également prévues en matière d’aides à l’équipement. Des outils fonciers seront mis en place afin de lever des freins à l’optimisation du fonctionnement des exploitations. Enfin une valorisation des produits agricoles locaux est inscrite dans le projet.

 


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